Mazatlán : tout pour plaire (signé Marian)

Notre deuxième destination au Mexique était Mazatlán, une grande ville coloniale aux longues plages qui a beaucoup à offrir. Lorsque nous sommes partis de San Carlos, nous nous sommes d’abord arrêtés à mi-chemin pour passer la nuit chez Yani, un petit monsieur de 86 ans qui a cessé les combats de coqs pour accueillir des véhicules récréatifs sans services parmi ses oies, ses chiens et ses poules (El Jito ). C’est vraiment le genre d’expérience qui me plaît en voyage : dénicher un endroit méconnu où un sympathique monsieur te fait déguster quelques téquilas régionales faites à partir de l’agave du coin. Son secret : n’en boire qu’une once à la demi-heure, et terminer par un jus de tomate maison pour éviter les brûlements d’estomac. Un vrai délice, surtout pour mon homme!

Nous sommes arrivés le lendemain à Mazatlán, qui a franchement su nous charmer. En voyage, nous préférons habituellement les petits villages, mais Mazatlán est une grande ville qui échappe à cette règle : elle est suffisamment diversifiée et mélange traditionnel et modernité. Nous avons passé les trois premières journées au camping San Fernando, dont la proximité au centre-ville nous a permis d’essayer quelques restaurants et de trouver des souvenirs. Pour une fois que nous ne voyageons pas en sac à dos, nous avons enfin de l’espace pour rapporter plus de trouvailles!

Nous sommes ensuite déménagés au camping Punta Cerritos, qui est situé dans un secteur plus tranquille à deux pas d’une belle vague de surf. Nous avons toutefois eu beaucoup de chance depouvoir louer un des rares sites vacants. Nous avons donc logé sous une palapa fraîche dans ce camping qui surplombe l’océan avec sa piscine cristalline, et qui loge généralement des résidents saisonniers.J’ai donc pu m’adonner au « bodyboard » tandis que mon homme surfait. Nous sommes allés à la plage pratiquement chaque matin. Bébé y faisait sa sieste matinale pendant que nous allions dans l’eau à tour de rôle. Nous avons enfin pu faire le plein de soleil, de chaleur et de gougounes! En plus, j’ai trouvé en ville un joli studio de yoga d’excellent niveau, Bandha yogui, où Alessandra donne des cours d’Ashtanga fidèles à la tradition. Au total, nous sommes restés deux semaines dans ce paradis, mais nous aurions voulu que le plaisir dure encore longtemps.

Nous étions voisins de Pam et Rob, deux hippies à la retraite qui ont parcouru l’Amérique latine en Westfaliadans les années 1990, un périple que Pam a relaté dans son livre Central and South America by road. Ils avaient toujours de bonnes anecdotes à nous raconter sur le tourisme pendant la guerre du Vietnam, les folies des années 1970 ou leurs nombreux voyages, notamment en Afrique. De véritables précurseurs du road trip!C’est donc déjà nostalgiques que nous passons nos dernières journées au Mexique. Notre voyage ne s’arrête pas ici puisque nous devons maintenant parcourir le chemin inverse pour rentrer tranquillement à la maison. Cette fois-ci, nous ferons une halte à la Nouvelle-Orléans, ce qui met un léger baume sur nos cœurs.  Voilà qui conclue cette série d’articles en collaboration avec Famille à l’aventure, qui a eu l’amabilité de me prêter son blogue pour quelques semaines. À tous ceux qui ont suivi nos péripéties : un gros merci! Je vous encourage à suivre vos envies, à sortir des sentiers battus et à le réaliser, ce rêve un peu fou auquel peu de gens croient. Vos parents seront inquiets, vos amis vous mettront en garde, vous vous sentirez parfois la pire mère au monde de vouloir traîner un bambin à l’autre bout du continent. Mais lorsque vous verrez le bonheur dans les yeux de votre coco qui « discute » avec les mamies mexicaines, qui joue dans le sable chaud, qui dort paisiblement dans le plus bruyant des autobus et qui est tout émerveillé dans les pulmonia (des taxis touristiques qui ressemblent à des tuck tuck), vous saurez que vous avez fait le bon choix et que vous recommenceriez demain matin. Parce qu’être parent, c’est aussi prendre des moyens pour être heureux, et pour inculquer cette joie de vivre et cette capacité d’adaptation à votre marmaille. Adios!

 

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