San Carlos : la pittoresque (signé Marian)

Marian nous raconte ses premiers jours au Mexique…  Si vous avez manqué le début de son périple, retournez au début de l’aventure via les premiers articles!  En ordre chronologique :

  1. Le Mexique en motorisé : du rêve à la réalité
  2. Se sortir de l’hiver 
  3. La mi-parcours 
  4. Le doux vent du Sud

 

Après autant de route, nous nous levons au petit matin pour traverser la frontière mexicaine à Nogales. Nous ne sommes pas peu fiers d’avoir réussi à parcourir tout ce chemin avec un bambin! Il nous aura fallu huit jours pour atteindre le pays, sept sans compter notre nuitée à Patagonia. Je ne vais pas m’étendre sur les formalités administratives de l’entrée puisque bien d’autres le font déjà mieux que moi sur le Web, mais sachez qu’il vous faudra une assurance voiture propre au Mexique (nous avons opté pour Lewis and Lewis), un permis d’importation du véhicule et des visas de touriste.

Nous y voilà enfin! Ce qui nous frappe d’abord, c’est que le contraste de climat entre le Québec et le Sud est beaucoup plus flagrant quand nous prenons l’avion que quand nous roulons. Cette fois-ci, nous avons plutôt assisté graduellement au changement de température et de végétation; le nord du Mexique ressemble d’ailleurs beaucoup au Nouveau-Mexique et à l’Arizona.

Notre première destination est San Carlos, un petit village côtier aux paysages montagneux à couper le souffle. Nous sommes restés huit jours à Totonakaun parc de véhicules récréatifs situé à deux pas de la plage, et doté d’une vue imprenable sur les monts avoisinants. Nous remarquons qu’il y a peu de gens de notre âge et de familles dans les parcs de motorisés. Jusqu’à maintenant, nous sommes pas mal les seuls à voyager avec un enfant. Nous suscitons toujours la curiosité et la sympathie des grands-parents nostalgiques de leurs petits-enfants.

J‘avais d’abord pour objectif de faire de la plongée en apnée et du yoga. Surprise! L’eau est glaciale, à un point telque je me gèle les oreilles et les mains malgré ma combinaison isothermique de chez Gary. Nous avons même débranché le motorisé afin de se rendre dans une baie recluse pour l’occasion. Quant au yoga, Kathy offre un cours qui fait du bien, mais qui est plutôt débutant, de sorte que j’ai préféré pratiquer par moi-même.Nous avons donc profité de notre séjour dans ce village pour manger des poissons et des fruits de mer frais, explorer les environs accessibles en autobus, relaxer à fond et recharger nos batteries.

En voyage, la planification des repas d’un bébé de quatre mois et demi est plutôt simple et ressemble beaucoup à ce que nous faisons au Québec. J’allaite 90 % du temps, ce qui me permet de satisfaire à ses besoins un peu n’importe où et n’importe quand. Si nous sommes en promenade et que notre petit homme a soif, nous arrêtons prendre un café ou manger dans un endroit où j’ai suffisamment d’espace et d’intimité pour le nourrir. J’ai aussi commencé à lui donner un peu d’avoine, de légumes et de fruits, et il en redemande. Nous avions heureusement prévu le coup et apporté une chaise-haute de table.

C’est certain qu’être au Mexique nécessite plus de précautions sanitaires, notamment en ce qui a trait à l’eau. Nous faisons bouillir les biberons et la suce dans de l’eau purifiée pour les stériliser. Lorsque nous lavons bébé, l’un d’entre nous lui tient les mains pour éviter qu’il n’avale de l’eau locale. Ça fonctionne bien! Je touche du bois, mais nous n’avons eu aucun problème jusqu’à maintenant.

 

Pour ce qui est des siestes, nous sommes vraiment à l’écoute de notre petit. Puisque nous avons traversé trois fuseaux et un changement d’heure, l’horaire des siestes que nous commencions tout juste à établir à la maison a rapidement pris le bord. Nous avons plutôt appris à nous adapter spontanément à ses envies de dormir. Pendant la journée, bébé dort trois ou quatre fois. Quand il commence à être grincheux, nous savons que l’heure est venue. Désormais, on dirait que l’endroit où il se repose le mieux est son siège d’auto, lorsque le motorisé est sur la route. Depuis que nous n’avançons plus, nous arrivons presqu’au même résultat avec une promenade en poussette.

À San Carlos, notre envie de plage est demeurée non satisfaite. Nous trouvions que c’était beaucoup d’organisation pour une heure sans baignade, un vent frais et du sable dans les yeux. Nous essayons d’ajuster certaines de nos activités en fonction de son horaire, mais sans exagérer. Nous faisons une ou deux sorties par jour, puisnous passons le reste du temps à nous occuper de coco et à relaxer. À vrai dire, nous arrivons à faire environ le tiers de ce que nous réalisions habituellement en voyage avant bébé. Nous devons aussi prendre des précautions pour cacher sa peau fragile du soleil, et le porte-bébé peut rapidement devenir trop chaud. Malgré ces quelques inconvénients, nous remercions chaque jour notre petit humain du beau voyage qu’il nous permet de faire dans le respect de ses limites.

Comments

  1. Monique

    merci de nous faire voyager avec vous. Félicitations pour votre pouvoir d’adaptation et de réconcili ation de tous les imprévus de la route… Que Bertha tienne bon et et que Celle qui vous suit de là-haut vous prévienne de toutes ses bénédictions. En effet, expérimenter les variations climatiques en les ‘marchant’ doit être une sensation spéciale. Et comment va Jean François? bye, Monique

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